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Par Escalquens-Ecologie dans Politique nationale le 3 Septembre 2010 à 16:29
Prenez le temps (20mn) de regarder cette intervention : elle mérite le détour !
Quand vous serez sous dazibaoweb, pensez à utilisez l'ascenceur pour voir apparaître l'image sur laquelle cliquer.
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Par Escalquens-Ecologie dans Politique nationale le 12 Mai 2010 à 20:46Alors que le débat parlementaire sur le Grenelle 2 vient de s’achever, le ministère de l’Ecologie a lancé une campagne de publicité que l’on peut déjà voir sur nos écrans sous la signature «Grenelle environnement : entrons dans le monde d’après !». D’une conception très efficace, on y voit des images réelles qui «basculent» pour laisser apparaître un monde transformé par l’écologie : des paysages intégrant enfin les énergies renouvelables ou des transports non polluants comme le tramway...
Non seulement la publicité invite chacun, particulier, entreprise, collectivité, à s’engager dans cette mutation vers un monde désirable mais elle insiste aussi sur tous les progrès qui auraient déjà été réalisés...Le rêve est là palpable, rien ne semble pouvoir l’arrêter.
Quand on examine la loi votée, la réalité éclate en contradiction flagrante avec le beau message publicitaire :
- L’éolien est encadré : classement en ICPE, schémas régionaux obligatoires, minimum de cinq mâts,
- L’appellation HVE, haute valeur environnementale, pourra bénéficier à des cultures OGM tandis que rien ne vient encourager le développement du bio.
- La taxe sur les poids lourds est repoussée. L’étiquetage carbone attendra
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le Grenelle avait aussi prévu de lutter aussi contre l’éco-blanchiment. C’est à dire les publicités qui utilisent abusivement l’argument écologique pour vendre des produits qui ne le sont pas. Le gouvernement avait refusé de légiférer sur le sujet pour contraindre les publicitaires. Il s’était contenté de signer une charte de bonne conduite laissant aux professionnels le soin de s’auto-réguler. On comprend pourquoi : avec la campagne publicitaire «Grenelle : entrons dans le monde d’après !» le ministère de l’Ecologie se rend lui même coupable d’éco-blanchiment.
(extrait d'un communiqué des Verts nationaux)
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Par Escalquens-Ecologie dans Politique nationale le 29 Octobre 2009 à 21:28

Tribune sur La Poste co-signée par Jean Desessard (sénateur Vert) et Pascal Canfin (député européen EE) publiée récemment dans L'Humanité
La rentrée sociale est jaune et bleue cet automne, aux couleurs de La Poste, qui ne sont d'ailleurs pas sans rappeler celles de l'Union européenne. L'Union européenne qui est souvent montrée du doigt quand il s'agit de chercher le responsable du démantèlement des services publics, en l'occurrence du service postal. Or, si les différentes directives postales ont effectivement ouvert les services postaux à la concurrence, elles n'imposent pas un statut particulier aux opérateurs postaux puisque l'UE n'a aucune compétence en matière de régime de propriété. Autrement dit elles n'entrainent pas le changement de forme juridique de La Poste que le gouvernement souhaite pourtant voir passer en société anonyme (SA). Les directives n'imposent pas non plus une définition à minima du service public, puisque il n'en existe pas au niveau communautaire. Elles garantissent uniquement un ensemble commun d'obligations qui constituent le service universel : au moins une distribution et une levée cinq jours sur sept à un prix abordable sur l'ensemble du territoire. Libre aux Etats-membres de donner ensuite une définition plus large et plus ambitieuse du service public postal. Libre à eux également de déterminer les modalités de son financement.
Autrement dit l'Europe est responsable de la libéralisation (ouverture à la concurrence), quand le gouvernement français est lui responsable de la privatisation (changement de statut).
A la différence des sociaux-démocrates européens, le groupe des Verts au Parlement européen a voté contre la directive de libéralisation postale de 2008, comme il l'avait fait pour celles de 1997 et 2002. En effet, il est absurde tant d'un point de vue économique qu'écologique que plusieurs tournées de postes effectuées par des opérateurs différents se superposent là où aujourd'hui une seule tournée suffit. Par ailleurs, ouvrir à la concurrence la livraison du courrier alors que le volume concerné diminue en raison de la montée en puissance d'Internet est un non-sens économique.
La libéralisation a détérioré les conditions sociales et l'emploi dans le secteur postal des Etats-membres qui ont d'ores et déjà fait ce choix. En Allemagne, par exemple, la libéralisation a eu pour conséquence non seulement une perte de 29 000 emplois chez l'opérateur historique, dont 15 000 non compensés par des créations chez les nouveaux concurrents, mais aussi la précarisation des emplois créés par les nouveaux opérateurs. En Autriche, ce sont 9 000 emplois d'ici 2015 qui doivent être supprimés. Le patron de la Poste belge propose aujourd'hui un statut de facteur "low cost", à temps partiel imposé pour un salaire au rabais, 25% moins élevé que celui des "vrais facteurs". En Suède, le niveau d'emploi a baissé d'un tiers, non compensé par les nouveaux opérateurs La libéralisation du service postal a également entraîné la diminution de la qualité des services offerts. La Suède qui a été la première à libéraliser a aujourd'hui le service postal le moins accessible d'Europe. C'est également l'Etat-membre où le timbre-poste est le plus cher (90% de hausse entre 1993 et 2003).
Quant à la privatisation engagée en France par le projet de loi, le gouvernement la justifie par un besoin de ressources supplémentaires pour le groupe dans un contexte d'endettement important. Mais si l'endettement de La Poste se monte aux alentours de 6 milliards d'euros, c'est en partie parce que l'Etat n'a pas compensé à un niveau approprié les missions de service public qui lui sont dévolues. Alors que l'Etat a su trouver l'argent pour soutenir les banques privées au moment fort de la crise, il ne prend pas ses responsabilités quand il s'agit d'assurer le financement des missions de service public de La Poste. A titre d'illustration, le fonds de péréquation territorial mis en place par l'Etat pour permettre à La Poste d'accomplir sa mission d'aménagement du territoire est doté de 150 millions d'euros pour un coût estimé à 300 ou 400 millions d'euros.
Mais ce qui frappe surtout dans le débat actuel c'est l'absence de vision stratégique du gouvernement pour le groupe dont il est pourtant le premier actionnaire. En effet, alors que les besoins évoluent, que la population vieillit, c'est plutôt la nature du métier postal qui devrait être au coeur du débat actuel. Les agents de la Poste remplissent une fonction sociale irremplaçable; le besoin et la demande de "services à la personne" ne cessent de croître. La Poste n'a-t-elle pas ici aussi un rôle à jouer en utilisant son extraordinaire réseau de livraison et de contacts pour offrir d'autres prestations que les colis et le courrier ? Malheureusement ces questions, qui permettraient de défricher de nouveaux territoires pour le service public, restent très largement absentes du débat politique. Une absence de vision stratégique qui ne peut que renforcer les craintes des salariés de La Poste de voir l'Etat diminuer sa part dans le capital malgré ses engagements actuels, comme ce fut le cas en son temps pour France Télécom et GDF. Des craintes partagées par les citoyens et usagers de La Poste. La mobilisation autour de la votation citoyenne de samedi dernier en est l'illustration la plus visible qui demande un référendum sur l'avenir du service postal. Il revient désormais aux Sénateurs, qui examineront le projet de loi en novembre, de porter cette demande. La Poste d'aujourd'hui doit anticiper et accompagner les mutations (sociétales, écologiques, technologiques...) de demain.
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Par Escalquens-Ecologie dans Politique nationale le 26 Octobre 2009 à 22:30
PARIS - L'Assemblée a voté samedi les articles du projet de loi de Finances 2010 qui instaurent la taxe carbone et sa compensation aux ménages.
Dans la nuit de vendredi à samedi, l'Assemblée a repoussé de amendements des Verts qui demandaient de fixer le montant de la taxe carbone à 32 euros la tonne de CO2 plutôt que 17 euros.
L'opposition a aussi proposé en vain que l'électricité soit incluse dans l'assiette de la taxe carbone.
"Nous avons délibérément choisi de viser les émissions de CO2. A poursuivre trop d'objectifs en même temps, on peut risquer de rater la cible", a déclaré la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
La taxe carbone prévoit aussi la "création d'un crédit d'impôt sur le revenu forfaitaire destiné à rendre au ménage le montant de la taxe carbone".
Le remboursement partiel de la taxe carbone en faveur des exploitants agricoles est également prévu dans un article du projet de loi de Finances 2010.
(Dépêche AFP)
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